Chimiothérapie de la tumeur de Wilms
En chimiothérapie, on a recours à des médicaments pour détruire les cellules cancéreuses. Ces médicaments ciblent les cellules qui se divisent rapidement dans tout le corps. Cela signifie que la chimiothérapie détruit les cellules cancéreuses, mais elle peut aussi endommager les cellules saines.
Pour la plupart des types de chimiothérapie, les médicaments circulent dans le sang afin d’atteindre et de détruire les cellules cancéreuses dans tout le corps, dont celles qui auraient pu se détacher de la tumeur primitive. C’est ce qu’on appelle un traitement systémique.
La plupart des enfants atteints d’une tumeur de Wilms reçoivent une chimiothérapie. L’équipe de soins se basera sur ce qu’elle sait relativement au cancer et à l’état de santé de votre enfant pour décider des médicaments, des doses et du calendrier d’administration.
Au Canada, on administre habituellement une chimiothérapie après la chirurgie. C’est ce qu’on appelle une chimiothérapie adjuvante. En général, on commence la chimiothérapie adjuvante de 7 à 14 jours après la chirurgie.
Il arrive qu’on administre la chimiothérapie avant la chirurgie afin de réduire la taille d’une tumeur qu’on ne peut pas enlever facilement par chirurgie ou si on a planifié une néphrectomie partielle. C’est une chimiothérapie néoadjuvante.
On peut aussi avoir recours à la chimiothérapie pour soulager la douleur ou contrôler les symptômes d’une tumeur de Wilms de stade avancé. On parle alors de chimiothérapie palliative.
La chimiothérapie pourrait affecter la puberté chez les enfants. Elle peut finir par nuire à la fertilité, c’est-à-dire la capacité de procréer (concevoir un enfant). Si c’est possible, discutez avec l’équipe de soins des options de traitements de l’infertilité avant que le traitement débute.
Comment les médicaments sont administrés@(headingTag)>
Les agents chimiothérapeutiques peuvent être administrés par la bouche (voie orale) ou par une aiguille insérée dans une veine (voie intraveineuse, ou IV).
On a habituellement recours à un dispositif particulier appelé cathéter veineux central pour administrer les médicaments de façon sécuritaire. On l’installe au début de la chimiothérapie et on le laisse en place jusqu’à ce que le traitement soit fini. Apprenez-en davantage sur le cathéter veineux central.
Chimiothérapie à forte dose et sauvetage par greffe de cellules souches@(headingTag)>
On peut avoir recours à la chimiothérapie à forte dose pour traiter une récidive de tumeur de Wilms, bien que ce traitement soit toujours à l’étude.
Après une chimiothérapie à forte dose, on fait une greffe de cellules souches pour remplacer celles qui ont été endommagées ou détruites par les agents chimiothérapeutiques. Il s’agit du sauvetage par greffe de cellules souches. Les cellules souches employées lors de la greffe sont prélevées dans le sang de votre enfant, ce qu’on appelle une autogreffe de cellules souches. On prélève les cellules souches avant la chimiothérapie à forte dose.
Apprenez-en davantage sur la greffe de cellules souches.
Agents chimiothérapeutiques administrés pour la tumeur de Wilms@(headingTag)>
Les agents chimiothérapeutiques employés pour traiter la tumeur de Wilms dépendent des facteurs suivants :
- type de tumeur de Wilms (histologie favorable ou anaplasique);
- stade du cancer;
- changements chromosomiques dans les cellules cancéreuses;
- âge de l’enfant;
- réponse du cancer à la chimiothérapie administrée antérieurement si le cancer est réapparu (récidive).
Les associations chimiothérapeutiques les plus souvent administrées pour la tumeur de Wilms sont les suivantes :
- vincristine et dactinomycine;
- vincristine, dactinomycine et doxorubicine;
- vincristine, doxorubicine, étoposide, cyclophosphamide et carboplatine;
- vincristine, doxorubicine, dactinomycine, cyclophosphamide et étoposide.
Si la tumeur de Wilms ne répond pas aux médicaments administrés antérieurement ou si elle réapparaît, on peut avoir recours aux médicaments suivants :
- vincristine, doxorubicine et cyclophosphamide, en alternance avec étoposide et cyclophosphamide;
- ifosfamide, carboplatine et étoposide;
- cyclophosphamide et étoposide, en alternance avec carboplatine et étoposide.
La cyclophosphamide risque d’irriter la vessie. Quand on a recours à cet agent chimiothérapeutique, on peut aussi administrer du mesna pour protéger la vessie.
Effets secondaires de la chimiothérapie@(headingTag)>
Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament, de la dose, de la façon de l’administrer et de l’état de santé global de votre enfant. Avisez l’équipe de soins si votre enfant éprouve des effets secondaires que vous croyez liés à la chimiothérapie. Plus tôt vous signalez un problème, plus rapidement on pourra vous dire comment aider à le traiter.
Voici des effets secondaires courants de la chimiothérapie administrée pour la tumeur de Wilms :
- nombre peu élevé de cellules sanguines;
- fatigue;
- nausées et vomissements;
- perte de poils et de cheveux;
- problèmes de peau;
- douleur dans la bouche et mal de gorge;
- changements du goût;
- perte d’appétit;
- diarrhée;
- constipation;
- troubles de la vessie;
- troubles rénaux;
- troubles du foie;
- douleur musculaire et articulaire;
- lésions des nerfs périphériques.
D’autres effets secondaires peuvent apparaître des mois ou des années à la suite du traitement de la tumeur de Wilms. Apprenez-en davantage sur les effets tardifs des traitements de la tumeur de Wilms.
Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie@(headingTag)>
Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie et les effets secondaires de la chimiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur la chimiothérapie à son équipe de soins.
Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.
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