Réponse au traitement

Dernière révision médicale :

Au cours du traitement du myélome multiple, votre équipe de soins vous surveillera attentivement afin d’en connaître l’efficacité. C’est ce qu’on appelle souvent la réponse au traitement. On peut surveiller la réponse au traitement ainsi :

  • analyses sanguines;
  • analyses d’urine;
  • examens d’imagerie.

On évalue habituellement la réponse au traitement après le premier cycle de traitement, puis après chaque cycle jusqu’à ce que l’équipe de soins voie une tendance s’établir. Par la suite, on pourrait l’évaluer moins souvent, tant et aussi longtemps que la réponse ne change pas, ce qu’on appelle un plateau.

L’International Myeloma Working Group (groupe international de travail sur le myélome multiple) classe la réponse au traitement selon les catégories suivantes :

Réponse complète stricte

La réponse complète stricte (RCs) satisfait à tous ces critères :

Réponse complète

La réponse complète (RC) satisfait à tous ces critères :

  • lors de l’immunofixation (technique spécialisée d’ électrophorèse qui permet d’identifier le type de protéine M ou de chaîne légère d’immunoglobuline), on ne détecte pas la protéine M dans le sang ou l’urine;
  • un plasmocytome extramédullaire a disparu;
  • les cellules myélomateuses constituent moins de 5 % des cellules dans la moelle osseuse.

Très bonne réponse partielle

Une très bonne réponse partielle (TBRP) satisfait à l’un des critères suivants :

  • lors de l’immunofixation, on détecte la protéine M dans le sang ou l’urine, mais on ne détecte pas la protéine M par électrophorèse standard;
  • le taux sanguin de protéine M a diminué d’au moins 90 % et le taux urinaire de protéine M est inférieur à 100 mg (collecte d’urine sur une période de 24 heures).

Réponse partielle

La réponse partielle (RP) satisfait à ces deux critères :

  • le taux de protéine M dans le sang a diminué d’au moins 50 %;
  • le taux de protéine M dans l’urine a diminué d’au moins 90 % ou est inférieur à 200 mg (collecte d’urine sur une période de 24 heures).

S’il est impossible de mesurer le taux de protéine M dans le sang et dans l’urine, on définit la RP par une diminution d’au moins 50 % entre les taux des chaînes légères libres (protéines de Bence-Jones) impliquées et non impliquées.

S’il est impossible de mesurer le taux de protéine M et de chaînes libres légères, on définit la RP par une diminution d’au moins 50 % des cellules myélomateuses dans la moelle osseuse (si la valeur de référence des cellules myélomateuses dans la moelle osseuse était d’au moins 30 %).

En plus des critères ci-dessus, si un plasmocytome extramédullaire a été détecté au moment du diagnostic, il a rétréci d’au moins 50 %.

Maladie progressive

Une maladie progressive (MP) satisfait à au moins l’un de ces critères :

  • le taux de protéine M dans le sang a augmenté d’au moins 25 %;
  • le taux de protéine M dans l’urine a augmenté d’au moins 25 %;
  • si le taux de protéine M dans le sang ou dans l’urine n’est pas mesurable, l’augmentation absolue de la différence entre les taux des chaînes légères libres impliquées et non impliquées doit être supérieure à 10 mg/dl;
  • les cellules myélomateuses constituent au moins 10 % de toutes les cellules dans la moelle osseuse;
  • les plasmocytes constituent au moins 5 % de toutes les cellules dans un frottis sanguin;
  • on observe de nouvelles régions osseuses anormales ou des plasmocytomes extramédullaires;
  • la taille des régions osseuses anormales ou des plasmocytomes extramédullaires a augmenté d’au moins 50 %;
  • le myélome multiple a fait grandement augmenter le taux de calcium sanguin (hypercalcémie).

Maladie stable

La maladie est stable (MS) quand le cancer ne répond pas aux critères de la réponse complète stricte, de la réponse complète, de la très bonne réponse partielle, de la réponse partielle ou de la maladie progressive.

Maladie en rechute

Une maladie en rechute, ou rechute clinique, satisfait à au moins l’un de ces critères :

  • on constate que la maladie s’aggrave ou des symptômes CRAB sont présents, ou bien les deux;
  • on observe de nouvelles régions osseuses anormales ou des plasmocytomes extramédullaires;
  • la taille des régions osseuses anormales ou des plasmocytomes extramédullaires a augmenté d’au moins 50 %;
  • le myélome multiple a fait grandement augmenter le taux de calcium sanguin (hypercalcémie).
  • le taux sanguin d’hémoglobine a diminué d’au moins 2 mg/dl et ce n’est pas en raison du traitement ou d’autres affections non liées au myélome multiple;
  • on observe une hausse du taux sanguin de créatinine d’au moins 2 mg/dl;
  • le sang est épais en raison de la présence de protéines anormales (hyperviscosité).

Maladie réfractaire

La maladie est réfractaire quand le cancer n’a pas répondu au traitement. On peut aussi dire qu’un cancer réfractaire est un cancer qui est résistant au traitement. Le cancer peut résister au traitement dès le début ou devenir résistant en cours de traitement.

Révision par les experts et références

  • Guido Lancman, MD, MSc
  • Kumar S, Paiva B, Anderson KC, et al. International Myeloma Working Group consensus criteria for response and minimal residual disease assessment in multiple myeloma. The Lancet Oncology. 2016: 17(8):e328–e346.
  • Mikhael J, Ismaila N, Cheung MC, et al. Treatment of multiple myeloma: ASCO and CCO joint clinical practice guideline. Journal of Clinical Oncology. 2019: 37(14):1228–1263.
  • Rajkumar V, Kumar S. Plasma Cell Neoplasms. DeVita VT Jr, Lawrence TS, Rosenberg S. eds. DeVita Hellman and Rosenberg's Cancer: Principles and Practice of Oncology. 12th ed. Philadelphia, PA: Wolters Kluwer; 2023: Kindle version, [chapter 74], https://read.amazon.ca/?asin=B0BG3DPT4Q&language=en-CA.

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