Portrait

Jesse Marsch revient sur l’expérience de cancer du sein de son épouse 

Lorsque Jesse Marsch parle du cancer, l’entraîneur de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada commence par le moment qui a tout changé pour sa famille.

Alors que Jesse travaillait comme entraîneur en Autriche où il vivait avec sa famille, Kim, son épouse, a passé une mammographie qui a révélé quelque chose de suspect. Une biopsie a ensuite été réalisée.

« Quand on entend le mot en C pour la première fois, on a l’estomac qui se noue, confie Jesse, on se dit que ça ne va pas nous arriver à nous. » 

Jesse Marsch and his wife sitting and taking a selfie
Jesse et sa femme Kim

Le cancer du sein frappe de plein fouet la famille Marsch 

Le diagnostic en était un de cancer du sein. Heureusement, il avait été détecté à un stade précoce, il était traitable et il ne s’était pas propagé à d’autres parties du corps. Kim a subi une tumorectomie suivie de six semaines de radiothérapie, tout cela en accompagnant Jesse dans le cadre de ses déplacements liés à son travail d’entraîneur.

« Avant de savoir exactement quel sera le plan de traitement et quelles seront les options possibles, on se pose beaucoup de questions, explique Jesse. La détection précoce, souligne-t-il, a fait toute la différence. »

« Son diagnostic nous a profondément bouleversés. Il n’y a aucun antécédent de cancer du sein dans sa famille; en plus, elle est en excellente santé et très active. Rien ne laissait présager que cela pourrait lui arriver; sans le dépistage, la possibilité d’un cancer du sein ne nous aurait même pas effleuré l’esprit », ajoute Jesse.

Aujourd’hui, cinq ans après son diagnostic, les résultats des examens de Kim continuent d’être rassurants. La famille Marsch aborde cette étape importante qu’est le « cap des cinq ans » avec un optimisme prudent.


[Jesse Marsch apparaît à l’écran et s’adresse directement à la caméra.] 

[Le logo de la Société canadienne du cancer apparaît dans le coin supérieur droit de l’écran, accompagné des mots « Le soccer contre le cancer».] 

Mots à l’écran : Jesse Marsch. Entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada 

Jesse Marsch : Bonjour, ici Jesse Marsch, entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada. 

[Photo de Jesse et de sa conjointe à l’extérieur, dans un parc public.] 

Jesse : Ma femme venait d’avoir 50 ans, quand on est allés passer son examen, aux alentours de son anniversaire. Peu après, on a appris qu’elle avait un cancer. Il était facilement traitable et ne s’était pas encore propagé. Comme il avait été détecté tôt et qu’elle avait été assez disciplinée pour passer des mammographies régulières, la situation était sous contrôle. Elle a donc subi une opération, une tumorectomie peu après, puis six semaines de radiothérapie. Et il semble qu’une fois que le diagnostic est tombé, une grande partie de la discussion sur le cancer et le cancer du sein porte sur la période difficile des cinq premières années. Nous sommes donc très heureux que cette période tire à sa fin, à l’été 2026, et nous espérons que son nouveau plan de traitement sera un peu allégé et que les médecins auront pu faire tout leur possible pour contenir la maladie. D’abord, la première réaction initiale, puis la première semaine avant que nous sachions vraiment quel serait le programme de traitement et quelles seraient les options... Beaucoup de pensées vous traversent l’esprit. 

[Photo de Jesse et de sa conjointe à l’extérieur, devant une montagne et un lac.] 

Jesse : Tous les trois à six mois, nous allions passer de nouveaux examens et, à un moment donné, elle a dû subir une biopsie de l’autre sein, car ils n’étaient pas sûrs que certains tissus ne soient pas également cancéreux. Il s’est avéré que la biopsie était négative, ce qui était donc un résultat positif. Mais, chaque fois que nous retournions passer de nouveaux examens, nous retenions notre souffle, ne sachant pas quelles informations nous allions recevoir. En tant que proche aidant, j’essayais seulement de la soutenir et de rester positif. Je l’ai accompagnée à chaque rendez-vous. J’ai essayé de me renseigner sur le diagnostic et les variables impliquées, comme le plan de traitement. 

[Photo de la conjointe de Jesse souriant, assise à une table à l’extérieur.]  

Jesse : Elle n’a pas d’antécédents familiaux. Elle est végétalienne, elle ne boit pas d’alcool. Elle est active et en très bonne santé. Il n’y avait donc aucun signe indiquant que cela pourrait être un problème pour elle. Elle dit qu’elle a eu de la chance. Elle a passé des tests et l’a découvert tôt. Mais souvent, les gens reçoivent un diagnostic à un stade très avancé. Dans ces situations, peu importe à quel point vous êtes combatif. Tout dépend du pourcentage de réussite du traitement et des chances de survie. Elle avait un pourcentage de survie très élevé. Mais certaines personnes reçoivent des diagnostics très défavorables. Je pense que cela nous a permis de ressentir davantage d’empathie et de sympathie pour les personnes dont le diagnostic est plus sévère. Et l’un des sentiments que nous avons éprouvés, c’est que nous avions de la chance. Je pense que Le soccer contre le cancer est une initiative importante, car nous sommes à un stade où ce sport au Canada est peut-être sur le point de connaître un essor sans précédent. Et je pense que la possibilité d’utiliser cette plateforme permet d’éduquer les gens, de les sensibiliser. Nous croyons qu’il est important de partager notre histoire pour que les gens comprennent que cela peut arriver à n’importe qui et que la meilleure chose à faire est de passer régulièrement des examens médicaux. 

Mots à l’écran : Pour en savoir plus, visitez cancer.ca/soccer. 

[Le logo de la Société canadienne du cancer et les mots « Le soccer contre le cancer » apparaissent à l’écran.] 

Un nouveau regard sur la vie après un cancer   

Jesse décrit en quelques mots le rôle qu’il a joué pour soutenir sa femme : il était là. Il s’est rendu à tous les rendez-vous auxquels il pouvait assister, il a appris le vocabulaire médical et il s’est efforcé d’être le pilier dont Kim avait besoin. Et il a fini par prendre une décision qu’il qualifie à la fois de difficile et d’évidente : celle de quitter son emploi pour être pleinement présent à la maison.

Cette expérience a modifié sa conception de l’ambition, du stress et jeté un nouvel éclairage sur ce que signifie le « succès » pour une famille. « Cette expérience nous a fait redécouvrir ce qui compte vraiment… surtout être ensemble, la famille et les amis », soutient-il.

Il a également appris ce qu’il ne fallait pas dire. Au début, dans l’espoir de la motiver, il a dit à Kim : « On a besoin de toi. Nous allons être forts ensemble », mais il s’est rendu compte que cela ne faisait qu’accroître la pression. Dès lors, il s’est concentré sur les petits bonheurs, les promenades, les soupers, la crème glacée, et sur l’importance de vivre des moments de normalité entre les examens et les traitements.

« Notre famille s’est estimée chanceuse, explique Jesse, en repensant à la façon dont un diagnostic précoce, obtenu grâce à un dépistage régulier, a tout changé. Kim s’est soumise à des tests de dépistage et cela a permis de détecter la maladie à un stade précoce, quand le traitement a plus de chances de réussir. »

Ce diagnostic précoce et ce traitement efficace sont le résultat direct de travaux de recherche novateurs qui sauvent et améliorent la vie de toutes les personnes aux prises avec le cancer au Canada.

Aujourd’hui, en tant qu’entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada pour la Coupe du monde qui se tient en juin prochain, Jesse souhaite mettre à profit sa notoriété pour avoir un impact au-delà du terrain. Il lui a semblé tout naturel de militer pour la sensibilisation et la collecte de fonds en faveur de la recherche sur le cancer.

« Le soccer a toujours été bien plus que ce qui se passe sur le terrain. Les coéquipiers, la communauté et la solidarité sont ce qui compte vraiment », explique Jesse.

« Alors que ce sport connaît au Canada un essor sans précédent, nous avons une formidable occasion de nous rassembler, de canaliser cet élan et de nous mobiliser pour les familles touchées par le cancer. » 

Jesse Marsch coaching at Team Canada practice
Jesse sur la touche lors de l'entraînement du Canada

Le soccer contre le cancer relève le défi 

Vous pouvez aussi avoir un impact. Inscrivez-vous pour organiser votre propre collecte de fonds Le soccer contre le cancer pendant la Coupe du monde cette année pour ainsi allier votre passion pour ce sport au soutien aux personnes touchées par le cancer au Canada.

Vous pouvez agir concrètement pour aider les familles comme celle des Marsch et les personnes qui recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie, soit près de la moitié de la population canadienne.

L’avenir du cancer est entre vos mains. Jouez à fond. Redonnez. Changez des vies. 

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