Test de dépistage du virus du papillome humain (VPH)

Dernière révision médicale :

Le groupe formé par les virus du papillome humain (VPH) comprend plus de 100 types différents de virus apparentés. Ces virus se propagent à la suite d’un contact intime peau à peau lors d’activités sexuelles vaginales, buccogénitales ou anales. Les infections au VPH sont très courantes. Il n’existe pas de traitement pour ces infections et la plupart disparaîtront d’elles-mêmes, en particulier chez les personnes plus jeunes.

Le VPH risque de causer des changements anormaux dans les cellules de la cavité buccale (bouche), du pharynx (gorge), du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis ou de l’anus. Les VPH à risque élevé peuvent engendrer la formation de cellules précancéreuses ou de cancers dans ces régions. Les VPH à faible risque peuvent engendrer des verrues génitales externes.

Le test de dépistage du VPH consiste à examiner un petit échantillon de cellules qui ont été prélevées et à vérifier la présence d’ ADN ou d’ ARNm d’un type de VPH à risque élevé.

Pourquoi on fait un test de dépistage du VPH

Le VPH peut entraîner des changements dans les cellules de différentes parties du corps, dont la bouche, la gorge, le col de l’utérus, le vagin, la vulve, le pénis et l’anus. Le test de dépistage du VPH est la méthode principale employée dans quelques provinces et territoires. Dans d’autres régions, on utilise le test Pap pour le dépistage.

Le test de dépistage du VPH peut aussi aider à décider du suivi quand certains résultats du test Pap sont anormaux. On peut y avoir recours chez les personnes ayant un col de l’utérus qui :

  • ont des cellules malpighiennes atypiques de signification indéterminée (ASC-US);
  • ont une lésion malpighienne intra-épithéliale de bas grade (LSIL);
  • ont été traitées pour une lésion malpighienne intra-épithéliale de haut grade (HSIL).

On n’a actuellement pas recours au test de dépistage du VPH pour dépister des changements dans les cellules de la bouche, de la gorge, de l’anus ou du pénis.

Apprenez-en davantage sur les résultats anormaux du test Pap.

Qui pourrait bénéficier du test de dépistage du VPH

On a recours au test de dépistage du VPH pour dépister le cancer du col de l’utérus chez les personnes âgées de 25 ans ou plus dans quelques provinces ou territoires.

Si le test de dépistage du VPH est utilisé dans votre province ou territoire pour dépister le cancer du col de l’utérus, vous aurez besoin d’en passer un tous les 5 ans. Si vous avez un col de l’utérus et avez déjà eu des contacts sexuels (dont des rapports sexuels, des contacts génitaux peau à peau ou des relations buccogénitales) avec qui que ce soit, vous devriez commencer à passer régulièrement des tests de dépistage du VPH dès l’âge de 25 ans. Vous devriez continuer de passer des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus jusqu’à l’âge de 70  ans.

Il est important de continuer à passer régulièrement des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus, même si vous n’avez plus de vie sexuelle active ou si vous avez reçu un vaccin anti-VPH.

Personnes ayant eu une hystérectomie totale

Les personnes qui ont eu une hystérectomie totale n’ont plus de col de l’utérus. Si on vous a fait une hystérectomie, demandez à votre professionnel de la santé si vous devez passer des tests de dépistage du VPH.

Comment se déroule le test de dépistage du VPH

Le test de dépistage du VPH est semblable au test Pap.

Pour effectuer le prélèvement, le médecin ou l’infirmière introduit un spéculum dans le vagin. Le spéculum est un instrument fait de métal ou de plastique transparent. Il permet d’écarter les parois du vagin afin que le médecin ou l’infirmière puisse voir la partie supérieure du vagin et le col de l’utérus.

Le médecin ou l’infirmière se sert d’une petite brosse, appelée cytobrosse ou balai endocervical, pour prélever des cellules du col de l’utérus. Il est possible de ressentir un léger inconfort, une certaine pression ou des crampes pendant l'intervention, mais celle-ci n'est habituellement pas douloureuse.

Après avoir prélevé les cellules, le médecin ou l’infirmière les dépose dans un contenant. On envoie le prélèvement au laboratoire aux fins d’analyse afin de savoir s’il contient l’ADN ou l’ARNm d’un type de VPH à risque élevé.

Des tests de dépistage du VPH à domicile par autoprélèvement pourraient vous être proposés. On peut aussi les appeler « tests d’autodépistage du VPH à domicile » ou « autoprélèvement d’échantillons pour le dépistage du VPH ». Dans le cas du dépistage à domicile par autoprélèvement, vous recueillez un petit échantillon de votre vagin à l’aide d’un écouvillon. Suivez les instructions se trouvant dans la trousse du programme de dépistage. Si vous ressentez de la douleur ou si vous avez de la difficulté à prélever l’échantillon, sollicitez l’aide d’un professionnel de la santé.

Vous pourriez avoir de légers saignements vaginaux pendant 1 à 2 jours après un test de dépistage du VPH.

Le test de dépistage que vous effectuez à domicile tout comme celui qui est réalisé par un professionnel de la santé sont tous les deux efficaces pour dépister le cancer du col de l’utérus. Choisissez l’option à votre disposition avec laquelle vous êtes à l’aise.

Ce que signifient les résultats

Le résultat du test de dépistage du VPH sera négatif ou positif.

Un résultat négatif du test de dépistage du VPH indique l’absence d’un type de VPH à risque élevé lié à un changement précancéreux ou à un cancer du col de l’utérus. Si aucun VPH n’est détecté lors du dépistage à l’aide de ce test, vous n’avez alors pas besoin de vous faire dépister de nouveau avant 5 ans. Le recours au test de dépistage du VPH tous les 5 ans est aussi sécuritaire que l’utilisation d’un test Pap tous les 3 ans.

Un résultat positif du test de dépistage du VPH indique la présence d’un ou de plusieurs types de VPH à risque élevé qui augmentent le risque de changements précancéreux ou de cancer du col de l’utérus. Cela ne veut pas dire que vous avez un changement précancéreux ou un cancer, mais vous pourriez devoir passer d’autres tests et faire l’objet d’un suivi plus étroit.

Ce qui se passe si le résultat du test de dépistage du VPH est positif

Votre équipe de soins décidera si vous devez passer d’autres examens. Cela pourrait consister à vous faire passer un autre test Pap ou à vous diriger vers un spécialiste en vue d’une colposcopie, d’une biopsie ou d’un autre traitement.

Révision par les experts et références

Votre source de confiance pour des informations fiables sur le cancer

Le soutien des lecteurs comme vous nous permet de continuer à fournir des informations de la plus haute qualité sur plus de 100 types de cancer.

Nous sommes là pour vous garantir un accès facile à des informations fiables sur le cancer, ainsi qu’aux millions de personnes qui visitent ce site Web chaque année. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls.

Chaque don nous permet d’offrir des informations fiables sur le cancer et finance des services de soutien empreints de compassion et des projets de recherche prometteurs. Faites un don dès maintenant, car chaque dollar compte. Nous vous remercions.

Non-responsabilité médicale

L'information fournie par la Société canadienne du cancer ne saurait remplacer le lien qui vous unit à votre médecin. Nos renseignements sont d’ordre général; avant de prendre toute décision de nature médicale ou si vous avez des questions concernant votre état de santé personnel, assurez-vous de parler à un professionnel de la santé qualifié.

Nous faisons le maximum pour que les renseignements que nous diffusons soient toujours exacts et fiables, mais nous ne pouvons garantir leur exhaustivité, pas plus que l’absence totale d’erreur.

La Société canadienne du cancer n’assume aucune responsabilité quant à la qualité des renseignements ou des services offerts par d'autres organismes mentionnés sur cancer.ca, pas plus qu’elle ne cautionne un service, un produit, un traitement ou une thérapie en particulier. 


1-888-939-3333 | cancer.ca | © 2026 Canadian Cancer Society